blocage « historique » de dizaines de services de streaming

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La lutte contre le piratage de l’IPTV se poursuit dans toute l’Europe et en Espagne, les premiers effets se font déjà sentir, avec la possibilité de plus en plus réelle d’amendes uniquement pour regarder du football piraté et non pour le diffuser illégalement. Mais ce n’est pas la seule méthode utilisée par les ayants droit pour empêcher la diffusion de leurs matchs.

Le simple blocage de pages web et de serveurs, bien qu’il s’agisse d’une méthode « traditionnelle », reste la plus utilisée pour lutter contre le football piraté ; bien que dans certains pays, elle se soit répandue plus que dans d’autres.

En fait, il existe encore des régions du monde où la piraterie n’est pas aussi persécutée qu’en Espagne, et l’Équateur en est un bon exemple. La LigaPro, la ligue professionnelle de football d’Équateur, a célébré un événement considéré comme « historique » dans le pays.

Le blocage de l’IPTV s’étend

Plus précisément, il a été Miguel Ángel Loor, président de LigaPro, qui a utilisé son compte X (Twitter) pour annoncer le blocage « imminent » des sites Internet diffusant les matchs de championnat de manière non autorisée. Plus précisément, Loor fait référence à l’ordonnance publiée par l’Agence de régulation et de contrôle des télécommunications, qui ordonne le blocage de 22 domaines prétendument utilisés pour diffuser illégalement le football.

Bien que le blocage de pages Web ne soit pas quelque chose de nouveau en Équateur, c’est la première fois que LigaPro obtient un acte urgent pour bloquer des pages qui sont spécifiquement utilisés pour diffuser des matchs sans licence. Cette décision de justice oblige les opérateurs du pays à bloquer les adresses IP des serveurs, empêchant ainsi les utilisateurs équatoriens d’accéder aux services pirates.

Les responsables de la découverte de ces adresses IP étaient le département d’intégrité de LigaPro et le cabinet d’avocats FEXLAW. Cependant, certaines des adresses IP indiquées dans le document publié par Loor proviennent de services basés sur le cloud, tels que ceux utilisés par les services Cloudflare. Le blocage de ces adresses IP est problématique car elles sont partagées par tous les services exécutés sur le même cloud de serveur ; En Italie, par exemple, une décision similaire a conduit au blocage de pages innocentes partageant l’adresse IP avec la page pirate.

Il s’agit malgré tout d’une décision historique qui sera probablement la première d’une longue série, même si son efficacité n’est pas pleinement démontrée.

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